mardi 21 décembre 2010

Pas de violence, c'est les vacances !

Et les vacances de Noël qui plus est ! Le moment de l'année où l'on aime son voisin, où l'on regarde émerveillé la neige tomber avant d'aller faire des bonshommes ou sculptures en tout genre et où l'on arpente les marchés de Noël des étoiles plein les yeux... Ou pour d'autres, le moment où l'on déteste le voisin et sa guirlande qui clignote en rythme sur Mon beau sapin à longueur de journée, où l'on maudit la neige qui a déjà causé X heures de retard, chutes et pieds mouillés et où l'on ne peut plus encadrer les marchés de Noël bondés de monde et de fausse magie. 
Pour moi, il s'agit surtout des vacances pendant lesquelles je suis le plus déconnectée. Depuis le 18, j'ai perdu toute notion de date ou d'horaire avec la douce impression que le temps s'est arrêté. Je vis dans le fuseau horaire du Père Noël avec des petits lutins plein la tête. Je rêve de sapin, bûches au chocolat, vin chaud, édredon douillet et surtout d'une période indéfinie d'hibernation avec mes potes les écureuils.
Et puis parfois j'aperçois au loin les millions de choses réelles que je dois faire et, comme chaque année, j'ai l'impression d'être au pied du Mont Everest. Alors je sais bien que pour les alpinistes, cela représente l'ascension de toute une vie. Mais voilà, je n'ai pas l'âme d'une alpiniste et je reste désespérément en bas de la montagne, en faisant l'autruche des fois qu'elle disparaisse. Ben quoi, le miracle de Noël vous connaissez pas ?

Comme je déborde d'originalité, je souhaite à tous mes lecteurs connus, inconnus, hommes, femmes, androgynes et imaginaires de très bonnes fêtes. Je tenais à vous donner un petit avant goût des hypocrites "Bonne annéééée et surtout bonne santé, c'est le principal" , des "alors, tu as pris des bonnes résolutions ?", des fameux "à l'année prochaine ahahahahah" du 30/12 et des baisers mouillées qui piquent de la famille éloignée qui vous donneront vite envie de vous taper la tête contre un mur. 
Et puis surtout, si vous n'aimez pas cette période, faites au moins semblant pour ne pas passer pour le rabat-joie de service et avoir droit à mille sermons ! Il suffit de dire que la dinde toute sèche du réveillon est délicieuse ou que la fontaine en forme de dauphin offerte par votre chère arrière-grande-tante est exactement ce qu'il manquait à votre intérieur (rassurez-vous ça se revend très bien sur ebay). 
Et si vraiment c'est insurmontable, il est toujours possible de faire croire que l'huître que vous avez avalée ne passe décidément pas bien du tout. S'offre alors à vous une super soirée, affalé dans le canap devant Astérix en compagnie de tous les mômes de la famille !

Bon courage :)
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vendredi 17 décembre 2010

Pieds nus sur les limaces

"Tu dors ta vie. Tu t'es foutue dans un moule et si tu continues tu vas finir comme une tarte. Mais tu vois pas que t'es pas heureuse ?"
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"Clara a fait exactement ce que voulaient les parents. Pour notre père il fallait faire Droit ou Médecine pour réussir sa vie. Elle a fait Droit, j'ai fait Médecine... mais côté malade !"


Tiens j'ai encore jamais parlé de film... Bon puisque celui ci est un énorme coup de cœur, je suis obligée d'en toucher deux mots. L'intrigue est simple, il s'agit de 2 sœurs qui se serrent les coudes après le décès de leur mère. Jusque là rien de bien mirobolant si ce n'est que tout les oppose. Clara mène une vie des plus banales et emmerdantes à Paris avec son avocat de mari alors que Lily vit à la campagne et s'est construit un monde complétement délirant à la Peter Pan. Lily voit la vie en couleurs et fabrique des tonnes d'objets saugrenus avec pour matériel principal la fourrure de petits animaux qu'elle capture ou qu'elle retrouve morts. Elle s'est aménagée un temple de babioles et fantaisies en tout genre dans la cabane à jardin qu'elle appelle son "bureau". Sous ses airs d'enfant naïve, elle cache en fait une grande lucidité sur les relations humaines ainsi qu'un franc parler extraordinaire.


 Ne pouvant pas se résoudre à laisser sa sœur seule après le décès de leur mère, Clara plaque tout pour s'installer avec elle et la materner. Les choses semblent bien simples dans le monde de Lily mais pour y entrer il faut renoncer à son énorme carapace faite de préjugés, d'orgueil, de besoin de réussite, de peur de l'autre. Elle n'a aucune règle, aucune autre limite que celles de son imagination et aucun besoin de plaire à qui que ce soit. Elle ne recherche que les bonheurs simples et ne supporte pas les interdits à la con posés par la société.
Confrontée à des tas de façons d'être qu'elle a intériorisée, Clara a parfois beaucoup de mal à s'adapter et se sent démunie face aux "bêtises" de sa sœur. Mais l'amour qu'elles se portent l'une à l'autre est très fort et va lui permettre d'ouvrir les yeux sur la vie qu'elle a choisi de mener. 


J'ai vraiment adoré ce film parce qu'au fond je rêve d'être cette Lily, libre comme l'air qui emmerde les bien-pensants. Son monde merveilleux est à 1000 lieues des idéaux de la société et des façons barbares d'écraser l'autre pour réussir.
Et puis je dois dire que les scènes à la campagne ont ravivé beaucoup de souvenirs de jeux dans les bois ou dans les champs et de baignade à la rivière. Y'a pas à faire, je ne serai jamais une vraie citadine...

Voilà, il y aurait des milliers d'autres choses à dire sur ce film et je ne peux que vous conseiller d'aller le voir si vous avez envie de rêver 1h30 et de vous échappez de toute cette grisaille ambiante. 


mardi 14 décembre 2010

"Il fallait rester zen, restons

ZEN "



Réveil matin chagrin, j'avais pas fini d'en découdre avec Morphée.
Évier toujours bouché, le Saint-Esprit n'a donc rien foutu de sa nuit.
Bob le releveur des compteurs d'eau, systématiquement en retard.
10 cms de neige sur la bagnole dont 5 qui tombent sur le siège à l'ouverture de la porte... mitaines trempées...froid froid froid.
Un départ à la bourre avec dans la logique des choses, une arrivée à la bourre.
Drame le midi se résumant par l'impossibilité d'avaler le dessert qui me faisait tant envie.
Pas d'accès à la machine à café parce que Robert fête son départ à la retraite et que cela justifie de fermer la bibliothèque pendant 3h et donc de torturer les étudiants qui ne peuvent qu'apercevoir les cafés potentiels.
Maître de stage qui joue au chat et à la souris, risque de pourrir un trimestre entier.
Obligation de passer à la gare avec 0 place de parking à 2kms à la ronde.
Billets PREM's non échangeables, non remboursables... ah ben oui il fallait y penser avant de faire une queue interminable.
Nouveau train avec départ à 7h15 au lieu de 11h30 pour un léger énorme surplus. Morphée va pas aimer.
Retour à la case départ, évier encore et toujours aussi bouché, Saint-Esprit toujours aussi faignant... Songer à la solution Destop.

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Réglage de compte au Père Noël en chocolat, sourire retrouvé !



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samedi 11 décembre 2010

"Lire un livre prêté lie." [Réjean Ducharme]

Il n'y a pas longtemps, en me baladant dans Nancy, j'ai découvert une minuscule librairie d'occasion tenue par une mamie. J'y ai donc fait des affaires en me promettant d'y repasser souvent. Et puis finalement, je crois que je préfère largement acheter un bouquin d'occasion qu'un neuf. Ça me plaît bien de me dire que quelqu'un l'a lu avant moi, que le livre a déjà une petite histoire.
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Aujourd'hui, je suis retournée dans cette librairie et j'y ai choisi 3 bouquins, tout jaunis. A leur odeur, je pense qu'un a dû passer pas mal de temps dans une cave avant d'arriver chez moi,  un autre était certainement sur l'étagère d'un fumeur et le troisième a une odeur assez typique de bibliothèque. En feuilletant ce dernier, j'espérais justement qu'il me "parle" un petit peu, je me demandais si je pouvais trouver une quelconque trace. Et bien, je ne sais pas si j'ai eu une intuition mais j'ai été servie. Sur la deuxième page il y a une dédicace de l'auteur, pour un certain Arnaud. Cet auteur, ça n'est pas n'importe qui puisqu'il s'agit de Robert Sabatier et de son célèbre roman Les allumettes suédoises. Mon cœur n'a fait qu'un bond, je trouve ça juste énorme ! J'ai donc eu pour une bouchée de pain un bouquin qui en réalité a une grande valeur (je ne parle pas de valeur financière ici).
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Passée la surprise, je me demande maintenant pourquoi cet Arnaud a choisi de se débarrasser de cet ouvrage, si petit par la taille mais si grand par le contenu. Ça n'est quand même pas possible qu'il ait oublié cette dédicace ! Il aurait pu le garder, même tout au fond d'un placard, juste pour savoir qu'il était là, à sa portée. Me voilà encore partie pour imaginer mille histoires improbables...
En tout cas je n'ai pas doute sur le livre que je vais commencer en premier. Et je suis aussi persuadée que celui-ci, je ne suis vraiment pas prête de m'en défaire.

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vendredi 10 décembre 2010

L'art abstrait du langage

Je sais, le langage en soi est déjà une abstraction etc etc mais ce n'est pas de linguistique que je veux parler ici. Il y a des moments (et j'espère ne pas être la seule) où j'ai l'impression de ne rien saisir à ce qu'on me dit, un peu comme si mon interlocuteur s'était subitement mis à parler Russe. Plutôt que de penser que j'ai un problème de compréhension, je préfère me dire que certains parlent un langage étrange, un langage abstrait.

D'abord il y a le langage abstrait qui ressemble à ça :


On entend des mots, pas trop compliqués, qui mis ensembles semblent former des phrases tout ce qu'il y a de plus banales. Jusque là tout va bien sauf qu'à bien y réfléchir, le sens de tout cela n'est pas des plus évidents.C'est par exemple ce que je ressens à l'écoute de Banco des Têtes Raides : 

"Une chaise s'est assise sur ma tête
Ma vie ne tenait plus qu'à une assiette
J'ai dit Banco
Je m'en ferai un chapeau
Tous au galop
Faut qu'on se réveille bientôt"

Ok....Bon en creusant un peu, on parvient à comprendre faire des liens et à se forger une interprétation très...personnelle.

Dans cette même lignée il y a aussi des moments où ça ne veut absolument rien dire mais où c'est très con et donc très drôle (je pense au kakamou kakamou kakamoulox ). 

Mais il y a aussi le langage abstrait capillotracté :



Aaaah l'abstrait à l'état pur, les gens qui parlent en utilisant des mots, tournures de phrases, idées et références qu'environ 0,01% de la population peut comprendre. On a beau écouter, se concentrer, tout tenter pour trouver du sens, y'a rien à faire... C'est comme essayer de défoncer une porte blindée, on se fait mal au crâne, en vain. Il y a plusieurs solutions face à cette situation : faire semblant de suivre en ponctuant la "conversation" de quelques "ah, oh, ah oui, d'accord", noter consciencieusement ce qui est dit s'il s'agit d'un cours, dans l'espoir fou de comprendre plus tard ou, dans les cas extrêmes, simuler un malaise/étouffement/oubli d'un rendez-vous important et s'arranger pour ne plus jamais rencontrer l'interlocuteur. 

Une autre forme courante de l''abstrait, c'est le "ni vu ni connu j'embrouille" :


Ça ne paie pas vraiment de mine mais ça hypnotise et met le cerveau dans une espèce de stand-by infernal. C'est le langage faussement concret des politiques. Ils parlent "la langue du peuple" pour se mettre au niveau de Robert qui boit sa bière devant la télé et qui tombe tout à coup sur un discours super important (ouh j'ai honte de mon cliché). Donc on a l'impression de suivre les idées, on adhère tellement tout cela semble simple et évident ! Le politicien réfléchit pour nous, il ne reste plus qu'à acquiescer. C'est dangereux ça et il faut de l'entraînement pour remarquer que la douce mélodie qu'on nous chante n'est qu'un tissu de conneries parfois très loin de la réalité...


Enfin, ma forme préférée, c'est l'abstrait junior :


Il s'agit ici de placer le maximum d'idée en un minimum de temps. Tant pis s'il n'y a aucun lien entre la maîtresse, le Père Noël, la voiture de tonton Gilbert et la chouette dans Harry Potter. Il faut parler parler parler parler et parler encore. C'est là qu'on se dit que c'est quand même super giga méga cool d'avoir 4 ans !

mardi 7 décembre 2010

Ba mwen an ti punch !

Hier j'ai longuement fixé mon paquet de sucre de canne avec une profonde nostalgie. La raison ? Non il ne me manque pas une case (quoi que)... en fait il est simplement écrit dessus « en provenance de la Réunion ». Proust a sa madeleine, j'ai mon sachet de sucre...
Dans le passé, j'ai eu la chance de partir à la Réunion puis dans les Antilles à plusieurs reprises. Alors dans une période comme celle-ci, avec au menu brouillard-trombes de pluie-tas de neige à moitié fondue-pieds trempés, j'ai l'impression d'avoir le  « mal du pays ». C'est peut-être étrange parce que ce sont des endroits dans lesquels je n'ai jamais vécu mais, par moments, je crève d'envie de retourner là-bas...
D'abord, les odeurs me manquent terriblement ; celles des marchés qui étalent leurs mille épices (que l'odeur du curry soit bénite), celles des fruits frais gorgés de soleil et surtout, celles de la végétation après la pluie. Là-bas la pluie est un moment magique, bien loin de cette bruine glacée d'ici qui peut tomber des jours durant. C'est une pluie qui arrive souvent sans crier gare et qui nous assomme tellement elle est puissante. On se trouve alors pris au délicieux piège d'un rideau de pluie. Elle est tiède et c'est un plaisir que de se laisser tremper, le visage tourné vers le ciel. Et puis, quand après quelques minutes de douche le soleil repointe le bout de son nez, la végétation nous livre toute une palette de savoureuses odeurs. C'est réellement enivrant, parfois j'arrive presque à me souvenir parfaitement de cette odeur particulière.
Et puis il y a l'océan... L'océan qui se déchaîne et vient s'écraser contre les rochers, rappelant qu'il a pris la vie de beaucoup de personnes. A la Réunion en particulier, il peut être très violent et j'avais été marquée par un endroit où les amoureux éconduits allaient se jeter dans les flots. Je me rappelle bien la croix sur un des sombres rochers, symbole de toutes ces âmes perdues. L'océan qui à d'autres endroits est aussi calme et imprévisible qu'un chat endormi. L'océan aux mille couleurs et à l'eau transparente qui nous offre une faune et une flore sous-marines juste incroyables. L'océan que l'on devine grâce au va-et-vient régulier des vagues une fois la nuit tombée; qui est alors mystérieux et se transforme en une immensité noire légèrement angoissante. L'océan sur lequel naviguent des voiliers gigantesques et de grands ferrys dont on peut s'amuser à imaginer la destination. L'océan qui donne une incroyable sensation de liberté et d'aboutissement au coucher du soleil.
Et puis il y a la chaleur que le vent fait danser, elle est  douce et enveloppante comme une cocon. Cette chaleur qui est aussi dans le cœur des gens et qui nous fait oublier nos chagrins.
Et puis il y a le rythme de vie où chaque instant s'étire à l'infini, qui ne connaît pas le mot « stress » pourtant martelé par la société. Là-bas la vie dure 1000 ans alors qu'ici nous nous réveillons un beau matin pour mourir le soir même, à bout de souffle.

En me relisant je me rends compte que cet article ne me satisfait pas. Je n'arrive pas vraiment à exprimer toute la sérénité que j'ai pu ressentir là-bas, et je crois que comme pour beaucoup de choses, il faut le vivre pour le comprendre. Souvent je me demandais si tout cela était réel, à chaque voyage je me suis pincée au moins une fois...au cas où...

Voilà donc mes rêveries actuelles, desquelles je suis violemment extirpée par le froid ambiant et cette vie qui va à cent à l'heure. Mais d'ici quelque temps, il ne tiendra qu'à moi de choisir entre le rêve et la réalité !


Photos prises à la Réunion, 1995

samedi 4 décembre 2010

"Mon nom est Hyde, Mister Hyde"

On a tous en soi (quelque chose de Tennessee) un peu de Mister Hyde non ? En tout cas moi je me transforme souvent en quasi monstre sanguinaire.


Les pires moments sont très certainement ceux où je suis au volant. Tout le monde en prend alors pour son grade, aussi bien les piétons que les autres conducteurs ou les cyclistes que les feux rouges. 
Aussitôt la voiture démarrée, je deviens donc un bûcheron -sans la hache hélas- pour quelques minutes ou quelques heures en insultant environ 50% des gens que je croise. Heureusement pour moi ils n'entendent généralement pas... sauf si ma fenêtre est ouverte ou s'ils savent lire sur les lèvres. Mais je n'y peux rien, les autres conducteurs n'avancent pas,  ne mettent pas leur clignotant, font des queues de poisson, klaxonnent à tout va... les piétons ne font attention à rien et se jettent sous les voitures...  les vélos prennent autant de place qu'un semi remorque et se déplacent aussi rapidement qu'un escargot paralysé  ! Et là où je suis mauvaise, c'est que si un conducteur m'a emmerdée ou klaxonnée et qu'il a le malheur de rester à proximité de moi pendant un moment, je lui pourris la vie autant que possible (par exemple en roulant à 30kms/h quand il n'y a qu'une voie s'il est derrière ou en le collant au maximum s'il est devant... oui c'est horrible). 
Ainsi, chaque jour je me rends à la fac, les yeux exorbités et injectés de sang, avec les cheveux tout debout sur la tête, prête à mener un combat psychologique contre un bon paquet de Nancéens. 

Ce qui m'achève, c'est quand je m'aperçois en rentrant que ma place de parking est prise et qu'il n'y a pas une seule place dans les rues voisines. Ce qui m'achève puissance 1000 c'est lorsque je reconnais la voiture incriminée comme étant celle d'une femme à qui j'ai déjà signalé x fois qu'elle devait se garer ailleurs.
J'imagine alors que je pourrais lui dégonfler les pneus pour commencer puis briser 3 bonnes douzaines d'œufs sur la carrosserie impeccable avant de l'enrouler dans des dizaines de rouleaux de papier toilette... J'imagine que je pourrais appeler Chuck Norris pour qu'il vienne péter la tronche de la propriétaire. J'imagine que je pourrais la livrer à une tribu cannibale et la regarder se débattre vainement  au moment où serait mis le feu sous la marmite dans laquelle elle est ligotée... J'imagine j'imagine... et quand je la croise finalement, je lui dis entre quatre yeux cette phrase assassine, sur mon ton le plus redoutable : "Bonjour, excusez-moi, vous vous êtes encore garée par mégarde sur ma place... vous pourriez éviter s'il vous plaît ? merci beaucoup, bonne journée  :)".
Et oui, quand arrive la "confrontation" je fais très souvent une bien piètre Mister Hyde !