dimanche 2 octobre 2011

Y'a quelqu'un ?

Contre toute attente, je me retrouve ici, encore plus en manque de temps qu'au moment où j'ai mis un point d'arrêt à mon activité de "blogueuse". Ces derniers mois, je n'ai plus eu envie ni besoin d'écrire, jusqu'à un interminable trajet en train où j'ai presque été prise d'une nausée de mots (hum quelle image pleine de douceur). Alors j'ai écrit tout ce que j'avais à dire depuis tout ce temps et j'ai caché les feuilles, un peu honteuse, comme une boulimique prise sur le fait. Ah, et oui, j'aime les métaphores. D'ailleurs je vais en mettre plein dans la fin de ce message histoire d'être lourde jusqu'au bout.

Bref, je vais donc remettre le pied à l'étrier, faire un grand ménage en dépoussiérant les vieux articles et vivre à une nouvelle adresse. 
Je n'ai aucune idée de qui pourra bien échouer ici après cette petite bouteille à la mer que je viens de lancer (aller j'arrête pour vous éviter l'overdose). Si jamais pour une raison inconnue vous souhaitez continuer à me lire, envoyez-moi un message ou un mail (j'accepte aussi les boîtes de chocolats, bijoux ou cadeaux en tout genre) pour que je vous transmette l'adresse du futur endroit où j'irai me plaindre ! Si jamais, pour une raison plus connue, personne ne me lit et bien je m'auto-transmettrai ma nouvelle adresse et mes autres moi seront mes uniques lecteurs.


lundi 17 janvier 2011


Manque de temps, manque d'envie...
En tout cas, c'est plus la peine de passer par ici en ce moment  =)

mardi 4 janvier 2011

"Les vieillards ont tous de la beauté. Comme les roches, ils se cristallisent et resplendissent." [Catherine Hermary-Vieille]

J'aime bien les petites rencontres. 

Munie d'un plan pour le moins approximatif, je suis partie hier à la conquête d'une ville où je n'avais encore jamais mis les pieds. Enfin conquête... disons que je me suis jetée dans la gueule du loup. Dieu Mappy me donnait 18 minutes pour rejoindre mon lieu de rendez-vous, je suis donc arrivée avec une avance de 25 minutes, pleinement confiante en mes capacités d'orientation. Hum...
Au beau milieu d'une minuscule rue pavée, grimpant on ne sait où, j'ai dû me rendre à l'évidence : j'étais bel et bien perdue. J'entendais alors un appel en provenance de ma poche, il s'agissait de l'Iphone et de son application « t'es paumée ? Je te ramène chez toi les yeux fermés, même si tu es accrochée à une liane dans la jungle amazonienne », plus communément appelée « GPS ». Seulement c'était trop simple ou trop moderne peut-être, et puis j'ai une vieille rancœur contre les gps.
C'est à ce moment là, alors que j'étais sur le point de m'agenouiller au sol tel un vaincu rendant les armes, oui c'est à cet instant précis que je l'ai aperçue. Elle descendait la rue clopie-clopant, enroulée dans son manteau de (fausse) fourrure mauve. J'ai rapidement décidé que cette mamie valait mieux que n'importe quel Itruc.
A l'annonce de l'Impasse (non ce n'est pas ironique) que je cherchais, elle m'a immédiatement répondu que c'était par là-bas qu'elle se rendait et que je pouvais donc la suivre. Il m'a fallu un petit moment pour m'apercevoir qu'elle n'avait en fait qu'une très vague idée de la situation géographique de ladite Impasse. Elle était simplement ravie de pouvoir partager un bout de chemin avec quelqu'un.
C'est ainsi que je l'ai suivie, me calant sur son pas incertain vers quelque destination inconnue. Je crois qu'on a passé relativement peu de temps ensemble mais c'est fou tout ce qu'elle a pu me raconter en quelques minutes. Au détour d'une rue, j'ai appris qu'elle était seule depuis 1983. Une éternité. Au milieu d'une autre, elle m'a révélé qu'il fut un temps où elle ne sortait jamais sans son plan de la ville, au cas où elle tombe sur une âme égarée. Et puis les années défilent et pèsent de plus en plus lourd sur les épaules, l'obligeant à réduire la taille de son sac à main et à laisser son fameux plan chez elle. Malgré tout, elle est toujours prête à s'occuper de ceux pris au piège du labyrinthe et à les raccompagner même si, selon ses dires, elle n'est plus très sûre d'elle.
Les miracles existent encore (avec l'aide de passants connaissant la vile), elle a réussi à m'amener jusqu'à l'Impasse et m'a laissée là, non sans quelques conseils. J'avoue que j'ai eu un petit pincement au cœur de la voir repartir; je ne sais même pas comment elle s'appelle, ni où elle se rendait vraiment. Y'a pas à dire, j'ai rencontré la mamie la plus cool de tous les environs.

J'aime bien les petites rencontres, surtout avec de grands personnages !
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